Krishnamurti

Transformation de soi, recherche d'états de conscience modifiés, éveil spirituel, ...
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Waneg
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#1

30 juin 2017, 14:40

Pour éviter d'avoir à réinventer la roue je me contenterai ici de citer un extrait de cet article :

Jiddu Krishnamurti est né le 11 mai 1895 à Madanapalle, une petite ville d’Inde du Sud. Le Docteur Annie Besant, alors présidente de la Société Théosophique, proclamant qu’elle-même et quelques autres reconnaissaient en lui l’Instructeur du Monde dont les théosophes avaient prédit la venue, l’adopta encore enfant, ainsi que son frère. Pour préparer le monde à cet avènement, une institution mondiale - l’Ordre de l’Etoile - fut créée, et le jeune Krishnamurti mis à sa tête.

En 1929 cependant, Krishnamurti renonça au rôle qui lui était imposé, prononça la dissolution de l’Ordre aux innombrables disciples, et rendit l’argent et les biens qui avaient été donnés à l’œuvre. Ensuite, et durant près de soixante ans jusqu’à sa mort le 17 février 1986, il voyagea à travers le monde, expliquant à des publics nombreux comme à de petits groupes l’urgence d’une transformation radicale de l’humanité.

Krishnamurti est globalement considéré comme l’un des plus grands penseurs et maîtres spirituels de tous les temps. Il ne proposait aucune philosophie ou religion, mais abordait les réalités de notre existence quotidienne, les problèmes de la vie dans une société moderne de violence et de corruption, la quête individuelle de sécurité et de bonheur, et la nécessité pour l’humanité de se libérer des fardeaux intimes de la peur, de la colère, des blessures et de la souffrance. Il expliquait avec minutie les subtils mécanismes de l’esprit humain, et insistait sur la nécessité d’introduire une qualité profondément méditative et spirituelle dans notre vie de tous les jours.

Krishnamurti n’appartenait à aucune organisation, aucune secte, à aucun pays, ne s’inscrivait dans aucun courant de pensée, politique ou idéologique. Il affirmait tout au contraire que ce sont là les véritables facteurs qui divisent les hommes et entraînent les conflits et les guerres. Il rappelait sans cesse à ses auditeurs que nous sommes avant tout des êtres humains et non des hindous, des musulmans ou des chrétiens, que nous sommes l’humanité et ne sommes pas différents les uns des autres. Il recommandait de fouler cette terre avec respect, sans nous détruire ni détruire l’environnement. Il communiquait à ses auditeurs un profond respect pour la nature. Ses enseignements non seulement transcendent tous les systèmes de croyance créés par l’homme, tous les nationalismes et tous les sectarismes, mais encore donnent une nouvelle signification et une nouvelle direction à la quête de vérité de l’humanité. Son enseignement, chargé de sens dans ce monde actuel, est en même temps intemporel et universel.

Il releva également le défi d’hommes de science contemporains [tels David Bohm] et de psychologues et, pas à pas, pénétra avec eux dans leurs théories pour en discuter, et les aida parfois à en discerner les limites.

Bibliographie (à titre indicatif).

Je ne pense pas que Krishnamurti ait été un instructeur spirituel au sens que l'on donne habituellement à ce terme. Dans l'esprit de la plupart des gens, la spiritualité représente l'ensemble des croyances liées à l'existence supposée d'un Dieu. Cet ensemble est si vaste qu'il est impossible d'en énumérer les parties, sauf à y consacrer énormément de temps et d'énergie. Or, Krishnamurti dénonçait les croyances sous toutes leurs formes, et en premier lieu les croyances religieuses, non seulement parce qu'elles sont des facteurs de division et de conflit entre les hommes, mais également parce qu'elles sont toujours irrationnelles. De plus, il ne s'est jamais prononcé sur une quelconque méthodologie permettant à l'esprit humain de transcender sa propre nature, telle qu'un type particulier de méditation ou d'ascèse. Son objectif était de provoquer une prise de conscience dans l'esprit de ses auditeurs, et pour cela il insistait sur le caractère erroné et pernicieux de notre manière d'être et de penser.

J'ai lu une bonne partie de ses livres sans que ceci me conduise à cette prise de conscience radicale, mais ça m'a au moins permis de me débarrasser définitivement de mes croyances religieuses (j'étais jusqu'alors un fervent adepte de l'hindouisme, après un détour par le bouddhisme). C'est une excellente base pour qui s'attache à comprendre le sens de la vie, car il n'existe rien de pire pour un chercheur spirituel sincère que d'associer la Vérité à un système de croyances, sa quête s'achevant alors en même temps qu'elle débute. En effet, lorsqu'on s'implique dans une croyance religieuse, qu'elle soit propagée par une Église ou par un quelconque gourou, on ne cherche pas la Vérité mais seulement un refuge, une consolation, voire la simple confirmation de ce que l'on croyait déjà avant d'y adhérer. Et puisqu'on ne cherche pas la Vérité on ne la trouvera pas. C'est le sens de cette célèbre phrase de Krishnamurti, qui je pense résume parfaitement son enseignement : "La Vérité est un pays sans chemin".

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